Des extraits d’Achillea millefolium L. ont inhibé les biofilms et les facteurs de virulence liés aux biofilms de bactéries pathogènes isolées de plaies
Référence : Microb Pathog 2025. — PMID 39667637 · DOI 10.1016/j.micpath.2024.107219 Type : etude in vitro · Plante : Achillee millefeuille · Propriété → Antimicrobien Accès : abstract seul (PubMed) Fidélité : traduction intégrale et fidèle du texte des auteurs. Appels [n] omis ; figures/tableaux « [ ] ».
Résumé
Le biofilm est une communauté de cellules bactériennes attachée à une surface, impliquée dans la pathogenèse des infections chroniques et hautement résistante aux antibiotiques. De nouvelles solutions de remplacement pour contrôler les infections bactériennes ont été proposées, en se concentrant sur les propriétés thérapeutiques des plantes médicinales. Achillea millefollium (millefeuille) est une espèce végétale largement répandue qui est largement utilisée en médecine traditionnelle, en particulier pour la cicatrisation des plaies. Par conséquent, l’objectif de cette étude était d’examiner l’activité antibiofilm des extraits éthanolique, acétonique et à l’acétate d’éthyle d’A. millefolium sur les biofilms de souches de Staphylococcus aureus, Proteus spp. et Pseudomonas aeruginosa provenant de plaies humaines. De plus, les effets des extraits testés sur l’auto-agrégation, l’hydrophobicité de la surface cellulaire et la motilité bactérienne ont été évalués. L’analyse phytochimique comprenait la spectroscopie FT-IR et une quantification spectrophotométrique des teneurs en composés phénoliques a été réalisée. Dans un test au cristal violet, les extraits ont fortement inhibé l’attachement cellulaire initial et la formation de biofilm, mais les effets sur les biofilms matures étaient plus faibles. Les effets étaient dépendants de la dose et de la souche, ce qui a été confirmé par microscopie à fluorescence. L’extrait acétonique a montré l’activité antibiofilm la plus forte. Les biofilms des souches cliniques S. aureus S3 et S2 étaient les plus sensibles (inhibition de ≥76 % et ≥72 % à toutes les concentrations testées, respectivement). La concentration la plus élevée de flavonoïdes totaux a été mesurée dans l’extrait acétonique (100.01 ± 3.13 mg RUE/g). De plus, les extraits ont réduit l’auto-agrégation bactérienne, la motilité de nage et la motilité d’essaimage de certaines souches, mais n’ont pas perturbé l’hydrophobicité des cellules bactériennes. Ces résultats suggèrent que les extraits d’A. millefolium ont des rôles potentiels comme nouveaux agents antibiofilm contre des bactéries pathogènes humaines.
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Auteurs
Terzić J, Stanković M, Stefanović O.
Informations sur les auteurs
(1) Université de Kragujevac, Faculté des sciences, Département de biologie et d’écologie, Radoja Domanovića 12, 34000, Kragujevac, Serbie ; Université de Kragujevac, Faculté des sciences médicales, Département de pharmacie, Svetozara Markovića 69, 34000, Kragujevac, Serbie. Adresse électronique : jelena.terzic@fmn.kg.ac.rs.
(2) Université de Kragujevac, Faculté des sciences, Département de biologie et d’écologie, Radoja Domanovića 12, 34000, Kragujevac, Serbie. Adresse électronique : marina.stankovic.93@gmail.com.
(3) Université de Kragujevac, Faculté des sciences, Département de biologie et d’écologie, Radoja Domanovića 12, 34000, Kragujevac, Serbie. Adresse électronique : olgica.stefanovic@pmf.kg.ac.rs.
DOI
10.1016/j.micpath.2024.107219
PMID
39667637 [indexé pour MEDLINE]
Déclaration de conflit d’intérêts
Déclaration d’intérêts concurrents : les auteurs déclarent ne pas avoir d’intérêts financiers concurrents connus ni de relations personnelles qui auraient pu sembler influencer le travail rapporté dans cet article.