La supplémentation en ail réduit la protéine C-réactive, le facteur de nécrose tumorale et l’interleukine-6 circulants chez l’adulte : revue systématique et méta-analyse d’essais contrôlés randomisés
Référence : The Journal of Nutrition 2019. — PMID 30949665 · DOI 10.1093/jn/nxy310 Type : meta-analyse de RCT · Plante : Ail cultive · Propriété → Anti-inflammatoire Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract (méta-analyse). Appels [n] omis ; résultats poolés conservés.
Résumé
Contexte : Des résultats contradictoires concernant les effets de la supplémentation en ail sur les biomarqueurs inflammatoires ont été observés dans les essais cliniques randomisés (ECR).
Objectifs : L’objectif de cette étude était de synthétiser les résultats des études concernant les effets de la supplémentation en ail sur les biomarqueurs inflammatoires sériques chez l’adulte.
Méthodes : Nous avons interrogé les bases de données Scopus, PubMed, Google Scholar et la bibliothèque Cochrane à la recherche d’articles pertinents publiés jusqu’en avril 2018, en utilisant des mots-clés tels que « garlic » (ail) et « inflammatory biomarker » (biomarqueur inflammatoire). Nous avons inclus les ECR qui 1) étaient menés chez l’adulte, 2) examinaient les effets de la supplémentation en ail sur les biomarqueurs inflammatoires par rapport à un groupe témoin, et 3) rapportaient des données suffisantes sur les biomarqueurs inflammatoires. Les résultats ont été exprimés en différences moyennes pondérées (WMD) avec IC à 95 % à l’aide de modèles à effets aléatoires. Les tests Q de Cochran et I² (I au carré) ont été utilisés pour déterminer l’hétérogénéité entre les études. Des graphiques en entonnoir (funnel plots) et le test de régression d’Egger ont été utilisés pour évaluer le biais de publication.
Résultats : Seize ECR ont été inclus. Les doses d’ail variaient de 12 à 3 600 mg/jour, et la durée d’intervention de 2 à 52 semaines. L’administration d’ail a significativement réduit la protéine C-réactive (CRP) sérique (n = 13) (WMD : -0,61 mg/L ; IC à 95 % : -1,12, -0,11 ; P = 0,018 ; I² = 76,9 %), l’IL-6 (n = 5) (WMD : -0,73 ng/L ; IC à 95 % : -1,06, -0,40 ; P < 0,001 ; I² = 0 %) et le TNF (n = 7) (WMD : -0,26 ng/L ; IC à 95 % : -0,41, -0,12 ; P < 0,001 ; I² = 0,0 %), comparé aux témoins. En revanche, l’effet de la supplémentation en ail sur les concentrations sériques d’adiponectine (n = 3) (WMD : 0,18 µg/L ; IC à 95 % : -0,21, 0,57 ; P = 0,35 ; I² = 60,7 %) et de leptine (n = 2) (WMD : -1,25 µg/L ; IC à 95 % : -2,64, 0,14 ; P = 0,07 ; I² = 0,0 %) n’était pas significatif.
Conclusion : Dans cette méta-analyse d’ECR, nous avons constaté que la supplémentation en ail réduisait les concentrations sériques de CRP, de TNF et d’IL-6, mais n’affectait pas l’adiponectine ni la leptine sériques chez l’adulte. Davantage d’ECR sont nécessaires pour tester les effets de la supplémentation en ail sur l’inflammation.