Effets de la supplémentation en ail sur les composantes du syndrome métabolique : revue systématique, méta-analyse et méta-régression d’essais contrôlés randomisés

Référence : BMC Complementary Medicine and Therapies 2023. — PMID 37481521 · DOI 10.1186/s12906-023-04038-0 Type : meta-analyse de RCT · Plante : Ail cultive · Propriété → Metabolisme & glycemie Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract (méta-analyse). Appels [n] omis ; résultats poolés conservés.


Résumé

Contexte : L’ail (Allium sativum), le bulbe souterrain du genre Allium, est consommé sur Terre depuis des milliers d’années. De nombreux essais cliniques portant sur la supplémentation en ail vis-à-vis des composantes du syndrome métabolique (SMet) ont vu le jour ces dernières années, mais il n’existe aucun consensus sur l’effet. Cette méta-analyse visait à évaluer systématiquement l’effet de la supplémentation en ail sur les composantes du SMet.

Méthodes : Dans cette méta-analyse, nous avons interrogé les bases de données Pubmed, Embase, Cochrane, Medline, Web of Science ainsi que des sites en ligne d’essais cliniques, depuis leur création jusqu’au 1er novembre 2022, avec une restriction linguistique à l’anglais. Nous avons inclus des participants de plus de 18 ans répondant au diagnostic clinique de SMet ou présentant des troubles métaboliques, l’ail étant la seule intervention. Les critères de jugement comprenaient le tour de taille, l’indice de masse corporelle, les triglycérides, le cholestérol total, le cholestérol des lipoprotéines de basse densité, le cholestérol des lipoprotéines de haute densité, la pression artérielle et la glycémie à jeun. Des analyses de méta-régression et de sous-groupes ont été menées à partir de six covariables (taille totale de l’échantillon, âge moyen, dose moyenne, durée de l’intervention, forme orale de l’ail et intervention diététique).

Résultats : Les résultats de 19 ECR ont été inclus, portant sur 999 participants. Comparé au placebo, l’ail a significativement réduit les TG [SMD (IC à 95 %) = -0,66 (-1,23, -0,09)], le CT [SMD (IC à 95 %) = -0,43 (-0,86, -0,01)], le LDL [SMD (IC à 95 %) = -0,44 (-0,88, -0,01)], la PAD [SMD (IC à 95 %) = -1,33 (-2,14, -0,53)], l’IMC [SMD (IC à 95 %) = -1,10 (-1,90, -0,20)] et le tour de taille [SMD (IC à 95 %) = -0,78 (-1,09, -0,47)]. La méta-régression a montré que l’âge et la taille de l’échantillon sont des modificateurs d’effet potentiels.

Conclusion : D’après les résultats de la méta-analyse, l’effet modulateur de l’ail sur certaines composantes du SMet est manifeste. Davantage d’ECR de haute qualité et à grande échelle sont nécessaires pour le confirmer, compte tenu de l’hétérogénéité élevée et du biais de publication potentiel des données actuelles.