Effets d’une supplémentation en ail sur les facteurs de risque cardiovasculaire chez l’adulte : revue systématique et méta-analyse actualisée d’essais contrôlés randomisés
Référence : Nutrition Reviews 2026. — PMID 40580481 · DOI 10.1093/nutrit/nuaf090 Type : meta-analyse de RCT · Plante : Ail cultive · Propriété → Circulation & coeur Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract (méta-analyse). Appels [n] omis ; résultats poolés conservés.
Résumé
Contexte : L’ail est un ingrédient culinaire bien connu, doté d’une longue histoire dans la médecine traditionnelle asiatique. On observe récemment un intérêt croissant pour ses possibles bénéfices protecteurs contre les maladies cardiovasculaires. Alors que de nombreuses études ont examiné l’impact de l’ail sur les facteurs de risque cardiovasculaire, les résultats se sont révélés variables. De nouveaux essais cliniques ont également été menés, susceptibles d’apporter des éclairages plus définitifs.
Objectif : Nous avons réalisé une méta-analyse actualisée et exhaustive afin d’évaluer la validité des recherches antérieures sur le rôle de l’ail dans la gestion des maladies cardiovasculaires.
Sources de données : Une recherche systématique a été menée dans PubMed, Scopus et Web of Knowledge, depuis leur création jusqu’à juin 2024, à l’aide de mots-clés pertinents.
Extraction des données : Cette revue a inclus tous les essais contrôlés randomisés (RCT) ayant examiné l’impact de la consommation d’ail sur les facteurs de risque cardiovasculaire chez l’adulte. Une méta-analyse a été réalisée à l’aide de modèles à effets aléatoires, et des analyses en sous-groupes ont été effectuées pour explorer les différences selon la dose, la durée, le type d’intervention, l’état de santé et le profil de risque initial.
Analyse des données : Au total, 108 essais impliquant 7137 participants ont été intégrés à cette méta-analyse. La consommation d’ail a entraîné une amélioration significative des taux sériques de triglycérides (différence moyenne pondérée [DMP] : -5,82 ; IC à 95 % : -8,16 à -3,49 mg/dL), de cholestérol total (DMP : -10,21 ; IC à 95 % : -13,69 à -6,74 mg/dL), de cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL) (DMP : -5,90 ; IC à 95 % : -10,51 à -1,29 mg/dL), de cholestérol HDL (DMP : 2,18 ; IC à 95 % : 1,49 à 2,87 mg/dL), de glycémie à jeun (DMP : -2,77 ; IC à 95 % : -5,25 à -0,28 mg/dL), d’insuline (DMP : -1,74 ; IC à 95 % : -2,26 à -1,22 mU/L), de l’indice HOMA d’évaluation de l’insulinorésistance (DMP : -0,37 ; IC à 95 % : -0,59 à -0,15), de pression artérielle systolique (DMP : -3,71 ; IC à 95 % : -5,07 à -2,36 mmHg), de pression artérielle diastolique (DMP : -1,97 ; IC à 95 % : -2,86 à -1,08 mmHg), d’aspartate aminotransférase (DMP : -2,85 ; IC à 95 % : -4,95 à -0,74 UI/L), de protéine C-réactive (DMP : -1,6 ; IC à 95 % : -2,38 à -0,82 mg/L), de facteur de nécrose tumorale α (TNF-α) (DMP : -3,94 ; IC à 95 % : -5,17 à -2,72 pg/mL), de capacité antioxydante totale (DMP : 0,46 ; IC à 95 % : 0,15 à 0,76 mmol/L) et de malondialdéhyde (DMP : -1,03 ; IC à 95 % : -1,38 à -0,68 nmol/mL). À l’inverse, l’ail n’a pas influencé l’apolipoprotéine A-1, l’apolipoprotéine B, l’alanine aminotransférase, l’interleukine-6, l’indice de masse corporelle, le poids ni l’adiponectine (tous P ≥ 0,05).
Conclusion : Cette méta-analyse démontre que la consommation d’ail améliore significativement des marqueurs clés du risque cardiovasculaire, notamment le profil lipidique, les indices glycémiques, la pression artérielle, le stress oxydatif et les biomarqueurs inflammatoires, en particulier chez les adultes présentant des facteurs de risque de départ défavorables. Ces résultats suggèrent que l’ail pourrait améliorer la santé cardiovasculaire dans les populations à haut risque. Des recherches complémentaires, portant sur des échantillons plus larges, des périodes de suivi prolongées et une rigueur méthodologique renforcée, sont indispensables pour tirer des conclusions définitives.