La consommation d’ail peut réduire le risque de dyslipidémie : méta-analyse d’essais contrôlés randomisés
Référence : Journal of Health, Population and Nutrition 2024. — PMID 39113105 · DOI 10.1186/s41043-024-00608-1 Type : meta-analyse de RCT · Plante : Ail cultive · Propriété → Circulation & coeur Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract (méta-analyse). Appels [n] omis ; résultats poolés conservés.
Résumé
Contexte et objectif : L’ail est utilisé comme un aliment médicinal important pour le traitement de nombreuses maladies ; cependant, l’association entre la consommation d’ail et la dyslipidémie a donné des résultats incohérents. Nous avons donc mené cette méta-analyse pour explorer les effets hypolipémiants de l’ail.
Méthodes : Des bases de données telles que PubMed, Scopus, Web of Science, Embase et la Cochrane Library ont été systématiquement interrogées jusqu’en juin 2024. L’hétérogénéité entre les études a été examinée à l’aide des statistiques Q et I². Des analyses en sous-groupes ont également été conduites pour explorer l’hétérogénéité potentielle. Les différences moyennes pondérées combinées (DMP) et leur intervalle de confiance (IC) à 95 % ont été calculées à l’aide d’un modèle à effets aléatoires. L’approche GRADE a été utilisée pour évaluer la certitude globale des preuves dans les méta-analyses.
Résultats : Au total, 21 études RCT portant sur l’association entre la consommation d’ail et le taux de lipides sanguins chez des patients dyslipidémiques ont été incluses dans la méta-analyse. Les résultats poolés ont montré que la consommation d’ail réduisait significativement le cholestérol total (CT) (DMP = -0,64 mmol/L ; IC à 95 % = -0,75 à -0,54 ; P < 0,001), les triglycérides (TG) (DMP = -0,17 mmol/L ; IC à 95 % = -0,26 à -0,09 ; P < 0,001) et les lipoprotéines de basse densité (LDL-C) (DMP = -0,44 mmol/L ; IC à 95 % = -0,57 à -0,31 ; P < 0,001), tout en augmentant légèrement les lipoprotéines de haute densité (HDL-C) (DMP = 0,04 mmol/L ; IC à 95 % = -0,00 à 0,08 ; P < 0,001). Les analyses en sous-groupes ont montré que le CT, les TG et le LDL-C diminuaient significativement chez les patients âgés de plus de 50 ans par rapport à ceux âgés de 50 ans ou moins. Par ailleurs, l’huile d’ail réduisait fortement le CT et le LDL-C comparativement à la poudre d’ail. Enfin, l’analyse de sensibilité et l’examen du biais de publication ont montré que les résultats étaient fiables.
Conclusions : Les données de cette méta-analyse suggèrent que la consommation d’ail pourrait être efficace pour réduire le risque de dyslipidémie et prévenir les maladies cardiovasculaires. Les personnes âgées, en particulier, étaient plus sensibles aux effets protecteurs de l’ail.