Activité antiplaquettaire de l’ail des ours et de l’ail cultivé
Référence : Pharmacology 2009. — PMID 19174616 · DOI 10.1159/000196811 Type : etude in vitro · Plante : Ail des ours · Propriété → Circulation & coeur Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract. Appels [n] omis.
Résumé
Objectifs : L’ail cultivé (Allium sativum) jouit d’une solide réputation d’agent protecteur contre les maladies cardiovasculaires, alors qu’on ne sait presque rien de son cousin Allium ursinum. Le but de cette étude était d’évaluer le mécanisme antiagrégant de l’ail et de comparer les effets d’A. ursinum et d’A. sativum.
Méthodes : Dans une étude prospective, des extraits ont été préparés par macération à partir de poudre d’A. sativum issue de bulbes frais d’A. sativum et de feuilles fraîches d’A. ursinum. Les extraits ont été caractérisés par chromatographie sur couche mince. Leurs effets in vitro sur l’agrégation plaquettaire humaine ont été examinés par agrégométrie par transmission de lumière, après induction par l’adénosine diphosphate (ADP), le collagène, l’A23187, l’épinéphrine et l’acide arachidonique (ARA) sur des plaquettes de volontaires sains.
Résultats : A. ursinum et A. sativum exercent des effets antiagrégants similaires : ils inhibent l’agrégation plaquettaire induite par la voie de l’ADP et, dans une moindre mesure, l’agrégation induite par l’épinéphrine, tandis que l’agrégation induite par l’ARA, le collagène et l’A23187 n’était pas affectée. Il est apparu clairement que l’extrait alcoolique d’A. ursinum est la forme active, alors que l’extrait aqueux exerçait une activité non spécifique. Les effets étaient strictement dose-dépendants. Les extraits d’A. ursinum et d’A. sativum ont montré des puissances similaires.
Conclusion : A. ursinum et A. sativum exercent tous deux des effets antiagrégants. Les extraits d’ail agissent par inhibition de la voie de l’ADP ; leurs mécanismes d’action sont comparables à celui du clopidogrel, médicament utilisé en clinique. Le composant pharmacologiquement actif des extraits semble être de nature lipophile plutôt qu’hydrophile, mais la substance chimique précise reste inconnue. Il s’agit du premier rapport portant sur l’activité antiplaquettaire d’A. ursinum.