L’extrait aqueux de feuilles d’ail des ours atténue l’infection à Pseudomonas aeruginosa chez Caenorhabditis elegans

Référence : Phytomedicine 2025. — PMID 40749432 · DOI 10.1016/j.phymed.2025.157100 Type : etude in vivo · Plante : Ail des ours · Propriété → Antimicrobien Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract. Appels [n] omis.


Résumé

Contexte : L’essor des micro-organismes multirésistants, principalement dû au mésusage et à la surprescription des antibiotiques, est reconnu comme l’un des dix principaux défis mondiaux de santé. L’identification de nouveaux agents antimicrobiens pour le développement de nouveaux médicaments s’est révélée difficile, et les composés bioactifs naturels d’origine végétale pourraient représenter des options thérapeutiques alternatives. Bien que les propriétés antibactériennes d’Allium ursinum (ail des ours) soient bien documentées, aucune étude in vivo utilisant Caenorhabditis elegans pour cribler des phytochimiques à activité antimicrobienne n’a été menée.

Objectif : Cette étude visait à étudier les effets antimicrobiens de l’ail des ours local sur C. elegans infecté par Pseudomonas aeruginosa.

Méthodes : L’activité antimicrobienne a été évaluée par des analyses approfondies de la morphologie du ver, de la capacité reproductive et de la vitalité globale. En outre, les mécanismes moléculaires sous-tendant ces effets ont été examinés aux niveaux de l’ARNm et des protéines.

Résultats : Le prétraitement des nématodes avec l’extrait d’ail des ours avant l’infection par P. aeruginosa a entraîné une augmentation marquée de la longueur du ver et une augmentation significative du nombre de descendants. De plus, la co-incubation avec l’extrait a amélioré la vitalité des vers. De manière notable, le traitement par l’ail des ours a modifié de façon significative l’expression de gènes clés associés à la défense antibactérienne, aux réponses immunitaires et au stress oxydatif chez les nématodes infectés par P. aeruginosa, comme l’ont déterminé les analyses d’expression génique et la microscopie de fluorescence.

Conclusion : En conclusion, l’ail des ours a exercé des effets bénéfiques sur la taille des vers, le nombre de descendants et la vitalité, et a régulé l’expression de gènes clés chez l’organisme modèle C. elegans, démontrant son potentiel comme alternative naturelle aux antibiotiques de synthèse.