Anchuse d’Italie — profil polyphénolique et activités antioxydante, antidiabétique, anti-Alzheimer et antiglaucome

Source — PMID : (non indiqué) · PMCID : PMC12387182 · DOI : 10.3390/life15081209 · Life, 2025 Type — Étude expérimentale in vitro (profil phytochimique LC-MS/MS + tests d’inhibition enzymatique et antioxydants), texte intégral.

Note — plante associée. Cette étude porte conjointement sur deux espèces alimentaires du Sud-Est de la Türkiye : Allium kharputense (Liliaceae/Amaryllidaceae, « Soyraz ») et Anchusa azurea var. azurea (Boraginaceae, « Guriz », l’anchuse d’Italie). Les résultats les plus performants concernent souvent l’Allium ; seuls les résultats propres à A. azurea sont mis en avant ci-dessous, l’Allium étant conservé pour comparaison.

Objectif

Étudier les effets antioxydant, anti-Alzheimer, antidiabétique et antiglaucome des extraits éthanoliques et aqueux de A. kharputense et A. azurea var. azurea, et déterminer leur composition polyphénolique par LC-MS/MS contre 53 standards.

Méthodes

Parties aériennes récoltées à Siirt et Şırnak (1150–1700 m), identifiées et déposées en herbier (SUFAF 1729/1730). Extraits éthanolique (EEAA pour A. azurea, EEAK pour A. kharputense) et aqueux (WEAA, WEAK). Contenus phénolique total (Folin, mg GAE/g) et flavonoïdique total (AlCl3, mg QE/g). Antioxydant par réductions Fe³⁺, Cu²⁺ (CUPRAC), Fe³⁺-TPTZ (FRAP) et piégeage DPPH et ABTS. Inhibition enzymatique : AChE et BChE (Alzheimer, méthode d’Ellman, standard donépézil), α-glycosidase (diabète, standard acarbose), anhydrases carboniques humaines hCA I et hCA II (glaucome, standard acétazolamide). LC-MS/MS ciblée (53 phytochimiques).

Résultats

Pour A. azurea, les IC50 antioxydantes étaient : ABTS 33,45–33,78 µg/mL, DPPH 31,67–32,45 µg/mL (proches de celles de l’Allium, dont le meilleur DPPH était 30,78 µg/mL pour l’extrait éthanolique). Contenus les plus élevés pour A. azurea : 327,35 mg GAE/g (phénols) et 234,03 mg QE/g (flavonoïdes) en extrait éthanolique — inférieurs à ceux de A. kharputense (445,52 mg GAE/g et 332,88 mg QE/g). LC-MS/MS : seulement 6 composés quantifiés dans A. azurea (contre 17 dans A. kharputense) ; EEAA contenait acide protocatéchique, acide caféique, cynaroside et astragaline ; WEAA seulement acide quinique et acide salicylique (contenus jugés faibles). Inhibitions enzymatiques (meilleures valeurs, tous extraits confondus) : α-glycosidase 10,72 µg/mL, AChE 35,01 µg/mL, BChE 38,05 µg/mL, hCA I 9,21 µg/mL, hCA II 81,02 µg/mL — la plupart des meilleures valeurs revenant à A. kharputense. Pour A. azurea : l’inhibition de l’AChE par WEAA (35,01 µg/mL) était la meilleure du panel AChE, mais l’EEAA restait faible (191,3 µg/mL) ; les extraits d’A. azurea ont montré une bonne inhibition de hCA I (meilleure que le standard). Corrélation positive forte entre teneurs phénoliques/flavonoïdiques et pouvoir réducteur Fe³⁺-TPTZ (rs = 0,959, p = 0,04).

Conclusion

A. kharputense et A. azurea, plantes comestibles traditionnelles, présentent des propriétés antioxydantes, antidiabétiques, anticholinergiques et antiglaucome comparables. Les auteurs notent que A. kharputense est globalement supérieure (teneurs et activités), tandis qu’A. azurea se distingue surtout par l’inhibition de hCA I. Ces plantes offrent un potentiel pour le glaucome, le diabète, l’Alzheimer, le Parkinson, l’épilepsie et les affections cancéreuses (première étude d’inhibition des CA pour ces genres).