Aneth odorant — protection contre la neurotoxicité périnatale à la nicotine (voie Nrf2/HO-1, souris)
Source : J Mol Histol. 2025 juin 2;56(3):179. PMID : 40455124 — Type : étude in vivo (souris nouveau-nées) (abstract seul)
Objectif
L’exposition périnatale à la nicotine est impliquée dans un stress oxydatif important et des anomalies neurocomportementales à long terme. Cette étude explore, pour la première fois, l’efficacité de l’extrait d’Anethum graveolens (aneth) pour atténuer la neurotoxicité, les dommages oxydatifs, l’inflammation et les troubles comportementaux chez des souris nouveau-nées exposées à la nicotine pendant la période périnatale.
Méthodes
Des souris gestantes ont reçu 50 mg/kg d’extrait d’A. graveolens par voie orale du 1er jour de gestation (GD1) au 15e jour postnatal (PD15), en parallèle d’injections sous-cutanées de nicotine (0,25 mg/kg) du GD12 au PD15. Ont été évalués : les étapes du développement, les fonctions neuromotrices, les comportements de type anxieux, les marqueurs du stress oxydatif et de l’inflammation, ainsi que l’expression de Nrf2 et de l’hème oxygénase-1 (HO-1) dans différentes régions cérébrales (cerveau, cervelet, bulbe rachidien).
Résultats
Les nouveau-nés exposés à la nicotine présentaient des étapes de développement retardées (ouverture des yeux et pousse du pelage), des fonctions neuromotrices altérées (réflexes de redressement, de rotation et d’évitement du vide) et des comportements de type anxieux accentués. La nicotine a provoqué des lésions tissulaires importantes, augmenté les taux d’espèces réactives de l’oxygène (ROS), de malondialdéhyde (MDA) et de cytokines pro-inflammatoires, et abaissé les taux de glutathion (GSH) ainsi que les activités des enzymes antioxydantes dans les différentes régions cérébrales. L’extrait d’A. graveolens a amélioré les marqueurs du développement, restauré les fonctions neuromotrices, réduit les comportements de type anxieux, et atténué le stress oxydatif et l’inflammation. Il a de plus renforcé les défenses antioxydantes et augmenté l’expression de Nrf2 et de l’hème oxygénase-1 (HO-1).
Conclusion
Ces résultats indiquent qu’A. graveolens exerce un rôle protecteur contre la neurotoxicité induite par la nicotine, en modulant les réponses oxydatives et inflammatoires et en atténuant les altérations neurocomportementales.