Propriétés médicinales de l’extrait de racine d’Angelica archangelica : cytotoxicité sur les cellules de cancer du sein et effets protecteurs contre le développement tumoral in vivo
Référence : Journal of Integrative Medicine 2019. — PMID 30799248 · DOI 10.1016/j.joim.2019.02.001 Type : etude in vitro et in vivo · Plante : Angelique officinale · Propriété → Cancer Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract. Appels [n] omis.
Résumé
Objectif : Bien qu’Angelica archangelica soit une plante médicinale et aromatique ayant une longue histoire d’utilisation à des fins à la fois médicinales et alimentaires, il n’existe aucune étude concernant l’activité antinéoplasique de sa racine. Cette étude visait à évaluer la cytotoxicité et les effets antitumoraux de l’extrait brut de racine d’A. archangelica (CEAA) sur le cancer du sein.
Méthodes : La cytotoxicité du CEAA contre des cellules d’adénocarcinome mammaire (4T1 et MCF-7) a été évaluée par un test au bromure de 3-(4,5-diméthyl-2-thiazolyl)-2,5-diphényl-2-H-tétrazolium (MTT). Les changements morphologiques et biochimiques ont été détectés par coloration au Hoechst 33342/iodure de propidium (PI) et à l’annexine V/PI. La mobilisation du calcium cytosolique a été évaluée dans des cellules colorées au FURA-4NW. L’immunoblot a été utilisé pour déterminer l’effet du CEAA sur les protéines anti- et pro-apoptotiques (respectivement Bcl-2 et Bax). Des souris ayant reçu des cellules 4T1 ont été utilisées pour le test in vivo.
Résultats : À l’aide d’une analyse par chromatographie liquide à ultra-haute performance couplée à la spectrométrie de masse, l’angélicine, un constituant des racines et des feuilles d’A. archangelica, s’est révélée être le constituant majeur du CEAA évalué dans cette étude (73 µg/mL). Le CEAA était cytotoxique pour les deux lignées de cellules de cancer du sein étudiées, mais pas pour les fibroblastes humains. Le traitement des cellules 4T1 avec le CEAA a augmenté les taux de la protéine Bax, accompagnés d’une diminution de l’expression de Bcl-2, en présence de caspase-3 clivée et d’une mobilisation du calcium cytosolique, suggérant une implication mitochondriale dans la mort des cellules de cancer du sein induite par le CEAA dans cette lignée cellulaire. Aucun changement du rapport Bcl-2/Bax n’a été observé dans les cellules MCF7 traitées par le CEAA. L’administration par gavage du CEAA (500 mg/kg) à des souris ayant reçu des cellules 4T1 a significativement diminué la croissance tumorale par rapport aux animaux non traités.
Conclusion : Dans l’ensemble, nos données montrent le potentiel antitumoral du CEAA contre les cellules de cancer du sein in vitro et in vivo. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux élucider l’application pharmacologique du CEAA dans le traitement du cancer du sein.