Badiane — potentiel antiviral de l’extrait aqueux d’anis étoilé contre un nodavirus (2025)

Source : PMID 41195617 · Étude in vitro · (abstract seul)

Objectif

Les auteurs ont testé l’activité antivirale d’un extrait aqueux d’anis étoilé, Illicium verum (AEIV), contre le virus de la nécrose nerveuse du chinchard rayé (SJNNV), à la fois in vitro et in vivo, en utilisant la lignée cellulaire de rate de barramundi indien (SISS) et le barramundi (Lates calcarifer).

Méthodes

Les résultats préliminaires du profilage GC-MS et de l’estimation de la teneur en polyphénols de l’AEIV ont révélé son potentiel antiviral. Avant le test, la toxicité de l’extrait a été évaluée sur modèle in vitro (lignée SISS) à quatre concentrations (50, 75, 100 et 200 µg/ml) par les tests MTT et rouge neutre. Les mêmes concentrations ont ensuite été testées pour leur activité antivirale contre le SJNNV dans les cellules SISS, puis in vivo par injection intrapéritonéale chez le barramundi.

Résultats

Les concentrations testées n’étaient pas toxiques (survie ≥ 90 %). L’AEIV aux concentrations les plus élevées (100 et 200 µg/ml) a efficacement inhibé la réplication du SJNNV dans les cellules SISS, inhibition confirmée par RT-PCR et qPCR. In vivo, une mortalité de 100 % n’a été observée que chez les poissons injectés avec le SJNNV (témoin), confirmant que l’AEIV possède la capacité de contrôler la réplication du virus, tant in vitro qu’in vivo.

Conclusion

Un traitement par des extraits de plantes à activité antivirale pourrait constituer une alternative bénéfique à l’usage de produits chimiothérapeutiques en aquaculture.