Bec-de-grue à feuilles de ciguë — fractions antibactériennes d’Erodium cicutarium contre des souches cliniques de Staphylococcus aureus (2022)

Source : PMID 35453242 · Étude in vitro · (abstract seul)

Objectif : À la suite de la constitution de son profil phytochimique, Erodium cicutarium est soumis à une investigation antimicrobienne guidée par son usage ethnobotanique.

Méthodes : Le criblage in vitro a été réalisé sur des souches de Staphylococcus aureus, de Pseudomonas aeruginosa et de Candida albicans. Le plan expérimental comprenait des méthodes générales (test de microdilution en série en bouillon et test de diffusion en puits sur gélose), ainsi que l’observation de l’activité bactéricide/bactériostatique au cours du temps (test « time-kill »), l’étude de l’effet sur l’intégrité de la paroi cellulaire et sur la formation de biofilm, et la modulation de l’hémolyse bactérienne. L’activité antibactérienne observée a conduit à un fractionnement guidé par l’activité des extraits aqueux et méthanoliques, par bioautographie couplée à l’UHPLC-LTQ OrbiTrap MS4.

Résultats : E. cicutarium possède une activité antimicrobienne, avec un accent particulier sur les souches cliniques de S. aureus — à la fois sensibles à la méticilline (SASM) et résistantes à la méticilline (SARM). Il a été déterminé que les fractions actives sont principalement formées de dérivés de l’acide gallique et de glycosides de flavonols. Parmi les composés phytochimiques les plus actifs, l’acide galloyl-shikimique a été identifié comme le composé le plus abondant.

Conclusion : Ces résultats indiquent un lien direct entre l’acide galloyl-shikimique et l’activité antibactérienne observée d’E. cicutarium, et ouvrent plusieurs nouvelles pistes de recherche pour de futures investigations.