Berle dressée — criblage phytochimique, activités antioxydante et anti-Parkinson de Berula erecta : une nouvelle plante médicinale (2024)

Source : PMID 39546440 · Étude in vitro · (abstract seul)

Objectif

Berula erecta L. est traditionnellement utilisée pour traiter divers maux humains. Ce projet visait à étudier l’efficacité antioxydante et anti-Parkinson d’extraits de B. erecta contre la maladie de Parkinson induite par la roténone chez le rat.

Méthodes

La poudre fine de plante a été extraite au méthanol puis fractionnée à l’aide de divers solvants de polarité croissante. Les criblages phytochimiques ont été réalisés selon des protocoles standard et par chromatographie liquide haute performance (HPLC), tandis que les activités antioxydantes in vitro des fractions ont été évaluées sur différents radicaux libres. Les expériences anti-Parkinson et de dysfonctionnement oxydatif ont été menées in vivo chez le rat.

Résultats

Les diverses fractions renfermaient flavonoïdes, alcaloïdes, terpénoïdes, saponines, tanins, anthraquinones et phlobatanins ; terpénoïdes et alcaloïdes étaient absents de la fraction aqueuse. L’analyse chromatographique de la fraction méthanolique a révélé vitexine, orientine, rutine, catéchine et myricétine. In vitro, la fraction méthanolique a montré une remarquable capacité de piégeage des radicaux DPPH, bêta-carotène et superoxyde, suivie de la fraction chloroformique ; les radicaux ABTS, H2O2 et hydroxyle ont été notablement piégés par la fraction méthanolique, suivie des fractions d’acétate d’éthyle. In vivo, la fraction méthanolique a eu des effets de récupération significatifs aux niveaux comportemental, physiologique et biochimique contre la maladie de Parkinson induite par la roténone : amélioration des déficits moteurs et non moteurs (dépression, troubles cognitifs), hausse de l’activité des enzymes antioxydantes et réduction des altérations des neurotransmetteurs.

Conclusion

B. erecta élève les niveaux de neurotransmetteurs en atténuant le stress oxydatif et en soutenant l’activité des enzymes antioxydantes, améliorant ainsi l’activité motrice et le fonctionnement cognitif et réduisant le comportement dépressif. Ces données suggèrent qu’elle pourrait être un agent médicinal prometteur pour réduire le risque et la progression de la maladie de Parkinson.