Acore odorant — potentiel antioxydant et neuroprotecteur dans la démence de type Alzheimer, rongeur
Source : Brain Res. 2024 ; 1822:148616 — PMID 37793605 — Étude expérimentale in vivo (rongeur) (abstract seul)
Objectif
Évaluer comment les extraits d’Acorus calamus Linn. et de Cordia dichotoma G. Forst. contrecarrent la démence de type Alzheimer induite par la scopolamine chez la souris, en activant le système cholinergique, par effet antioxydant et par protection contre la mort neuronale au niveau du cerveau (région de l’hippocampe).
Méthodes
La scopolamine (1 mg/kg i.p.) a réduit les performances comportementales des souris dans plusieurs tests : labyrinthe aquatique de Morris (MWM), labyrinthe en croix surélevé (EPM), ainsi que l’activité locomotrice. Elle a aussi diminué les taux d’antioxydants comme le glutathion réduit (GSH) et la superoxyde dismutase (SOD), et augmenté le taux de l’enzyme acétylcholinestérase (AChE) dans le cerveau. Divers paramètres comportementaux et biochimiques (AChE, SOD, GSH et taux de nitrite) ont été comparés entre les groupes. Les traitements étaient : Acorus calamus (hydro-alcoolique 1:1) 600 mg/kg per os, et l’association (Acorus calamus 600 mg/kg p.o. + Cordia dichotoma 750 mg/kg p.o.).
Résultats
Le groupe Acorus calamus 600 mg/kg et le groupe association ont donné des résultats significatifs comparés à Cordia dichotoma 750 mg/kg seul, tant sur les paramètres comportementaux que biochimiques. Les études histologiques ont montré une neuroprotection significative dans le groupe traité par Acorus calamus et dans les groupes traités par l’association.
Conclusion
Selon les auteurs, Acorus calamus et l’association pourraient à l’avenir être utiles dans le traitement de divers troubles cognitifs ; il pourrait être intéressant d’explorer le potentiel pharmacologique de ces extraits végétaux dans le traitement des troubles neurodégénératifs.