Ashwagandha — effets de la supplémentation sur la performance à l’exercice : revue systématique et méta-analyse à trois niveaux (2026)
Source : PMID 42356302 · Méta-analyse · (abstract seul)
Objectif
Les données concernant les aides ergogéniques d’origine végétale restent incertaines, et les essais sur l’ashwagandha couvrent des domaines de performance hétérogènes. Cette revue a évalué la supplémentation orale en Withania somnifera sur la performance à l’exercice et a exploré les modérateurs liés aux participants, aux critères de jugement, à la formulation et aux modalités de supplémentation.
Méthodes
PubMed, Web of Science, la Cochrane Library, Embase et SPORTDiscus-EBSCO ont été interrogés depuis leur création jusqu’au 1er avril 2026. Les essais contrôlés randomisés éligibles comparaient l’ashwagandha oral à un placebo ou à des conditions témoins et rapportaient des critères objectifs de performance à l’exercice. Les effets dépendants ont été synthétisés à l’aide de modèles à effets aléatoires à trois niveaux par maximum de vraisemblance restreint ; des intervalles de prédiction à 95 %, des évaluations de certitude GRADE, des analyses en sous-groupes et des méta-régressions dose/durée ont été rapportés.
Résultats
Treize essais, totalisant 599 participants, ont fourni 79 tailles d’effet. Les échantillons étaient principalement composés de jeunes adultes ou d’athlètes ; les âges rapportés incluaient un essai portant sur des 18-40 ans et une cohorte d’athlètes adolescents tardifs âgés de 17,4 ± 1,7 ans. La composition par sexe au niveau des essais était de quatre cohortes exclusivement masculines, une exclusivement féminine, trois mixtes et cinq incomplètement rapportées. L’ashwagandha a amélioré en moyenne la performance globale à l’exercice (g de Hedges = 0,47 ; IC95 % [0,25 ; 0,69] ; p < 0,001 ; I² = 60 % ; intervalle de prédiction à 95 % [-0,40 ; 1,33]), mais l’intervalle de prédiction franchissait zéro. Le type d’exercice était le modérateur le plus net (p_inter = 0,006) : les données étaient les plus cohérentes pour l’endurance aérobie (g = 0,54 ; IC95 % [0,22 ; 0,85] ; p = 0,002), tandis que les effets sur la force étaient positifs mais incertains et que les données sur la puissance ou l’endurance musculaire restaient rares. Les analyses de dose étaient génératrices d’hypothèses ; l’intervalle de dose d’extrait le mieux étayé était 500-600 mg/jour.
Conclusion
L’ashwagandha oral pourrait améliorer certains aspects de la performance à l’exercice, en particulier l’endurance aérobie, mais les bénéfices ne sont pas uniformes selon les contextes. Les futurs essais devraient être préenregistrés, correctement dimensionnés, en double aveugle, à formulation standardisée, stratifiés par sexe, et inclure des vérifications rigoureuses de l’insu, des critères mécanistiques, une surveillance des événements indésirables et des tests de performance spécifiques au sport.