Pissenlit officinal — Taraxacum officinale
Famille : Astéracées · Parties utilisées : racine, feuille, plante entière · Saveur : amer
🌿 Ce qu’on en pratique (VOS notes — à compléter)
Cette section t’appartient : ton expérience, ta façon de le préparer et de l’employer. J’ai juste posé quelques amorces neutres — à valider, corriger ou effacer.
- Usage traditionnel : amer digestif, drainage du foie et des reins (dépuratif). ⟨à valider / compléter⟩
- Préparation : décoction de racine à départ à froid (jamais d’eau bouillante versée dessus) ; infusion de feuille. ⟨tes dosages, durées, cures⟩
- Terrain / cueillette : ⟨tes observations : saison, station, précautions⟩
- Propriétés associées : Diurétique · Foie & vésicule · Digestion
📚 Notes de cours & revues (sources internes)
Ici viennent les synthèses de tes notes et des articles de revues, avec un renvoi au PDF sur le NAS — jamais la revue recopiée en entier (droit d’auteur).
- Cours École lyonnaise des plantes médicinales — ⟨lien note⟩
- Revue ⟨titre / n°⟩ — ⟨lien vers le PDF sur le NAS⟩
🥗 Profil nutritionnel — synthèse (état des données au 2026-07)
Synthèse rédigée à partir des données USDA FoodData Central (FNDDS 2709588 — feuilles crues) et des études Schütz et al. 2006 (Biomed Chromatogr, PMID 16977588 — inuline racine), Kassim et al. 2014 (PMID 25088723 — effet prébiotique). Chaque affirmation est rattachée à son niveau de preuve.
En deux lignes. Le pissenlit est un légume-feuille sauvage d’une richesse nutritionnelle remarquable, trop souvent ignoré : ses feuilles crues sont parmi les sources végétales les plus riches en vitamine K, en lutéine+zéaxanthine et en provitamine A. La racine complète le profil avec une teneur élevée en inuline, fructooligosaccharide prébiotique.
Le moteur chimique. La feuille tire sa valeur nutritionnelle du tandem caroténoïdes (β-carotène, lutéine, zéaxanthine) + phylloquinone (vitamine K1), associé à un apport significatif en fer et en potassium. La racine contient des fructooligosaccharides de courte chaîne (inuline) qui fermentent dans le côlon et stimulent les bactéries lactiques.
Macronutriments (feuilles crues, 100 g — USDA FNDDS 2709588)
| Composant | Valeur |
|---|---|
| Énergie | 45 kcal |
| Eau | 85,6 g |
| Protéines | 2,7 g |
| Lipides totaux | 0,7 g |
| Glucides totaux | 9,2 g |
| Fibres alimentaires | 3,5 g |
| Sucres | 0,71 g |
Niveau de preuve : données analytiques USDA (Survey FNDDS 2024)
Vitamines (feuilles crues, 100 g — USDA FNDDS 2709588)
| Vitamine | Valeur | Note |
|---|---|---|
| Vitamine K1 (phylloquinone) | 778 µg | 651 % des AJR (AJR = ~120 µg/j) — exceptionnel |
| Vitamine A (RAE) | 508 µg | 56 % des AJR (AJR = 900 µg/j homme) |
| β-carotène | 5 850 µg | Pro-vitamine A majeur |
| α-carotène | 363 µg | Pro-vitamine A secondaire |
| Lutéine + zéaxanthine | 13 600 µg | Exceptionnel (épinards ≈ 12 200 µg, kale ≈ 18 200 µg) |
| β-cryptoxanthine | 121 µg | Pro-vitamine A mineur |
| Vitamine E (α-tocophérol) | 3,44 mg | 23 % des AJR |
| Vitamine C | 35 mg | 39 % des AJR |
| B1 (thiamine) | 0,19 mg | 16 % des AJR |
| B2 (riboflavine) | 0,26 mg | 20 % des AJR |
| B3 (niacine) | 0,806 mg | 5 % des AJR |
| B6 | 0,251 mg | 15 % des AJR |
| Folates | 27 µg | 7 % des AJR |
| B12 | 0 | Absent (végétal) |
| Choline | 35,3 mg | Bonne source |
La teneur en vitamine K (778 µg/100 g) classe le pissenlit parmi les légumes les plus riches — comparable au chou frisé et supérieur aux épinards (≈ 483 µg/100 g). ⚠️ À signaler aux patients sous anticoagulants (anti-vitamine K). Niveau de preuve : analytique
Minéraux et oligo-éléments (feuilles crues, 100 g — USDA FNDDS 2709588)
| Minéral | Valeur | Note |
|---|---|---|
| Potassium (K) | 397 mg | 8 % des AJR — cohérent avec l’effet diurétique traditionnel |
| Calcium (Ca) | 187 mg | 14 % des AJR |
| Fer (Fe) | 3,1 mg | 39 % des AJR homme (8 mg/j) — supérieur aux épinards (2,7 mg) |
| Magnésium (Mg) | 36 mg | 9 % des AJR |
| Phosphore (P) | 66 mg | 9 % des AJR |
| Sodium (Na) | 76 mg | Modéré |
| Zinc (Zn) | 0,41 mg | 4 % des AJR |
| Cuivre (Cu) | 0,171 mg | 19 % des AJR |
| Sélénium (Se) | 0,5 µg | Faible |
Le fer (3,1 mg/100 g) est remarquable pour un légume-feuille sauvage, supérieur aux épinards. La vitamine C présente simultanément (35 mg) favorise théoriquement l’absorption du fer non-héminique — synergie nutritionnelle intéressante, non testée en essai humain pour le pissenlit spécifiquement.
Composés bioactifs à rôle nutritionnel
- Inuline (racine) : fructooligosaccharides de courte chaîne (kestose, nystose, fructofuranosylnystose) en quantité supérieure à l’artichaut selon Schütz et al. 2006. Degré de polymérisation plus court que la chicorée, ce qui les rend plus fermentescibles et prébiotiques dès les premiers segments du côlon. (Analytique, Biomed Chromatogr 2006)
- Taraxacine et taraxacérine : lactones sesquiterpéniques responsables de l’amertume — pas de rôle nutritionnel direct, mais stimulation de la sécrétion biliaire (amarum). (Préclinique)
- Acide taraxinique, acide chicorique, acide chlorogénique : polyphénols à activité antioxydante mesurée in vitro. (Préclinique)
- β-sitostérol : phytostérol pouvant contribuer modestement à la réduction du cholestérol LDL. (Préclinique)
Effets métaboliques par les nutriments
- Effet prébiotique de l’inuline : l’infusion de T. officinale stimule la croissance de Lactobacillus spp. et Bifidobacterium longum en culture pure (Kassim et al. 2014, in vitro). Pas encore testé en essai humain pour le pissenlit spécifiquement. (In vitro)
- Effet diurétique / potassium : la richesse en potassium (397 mg/100 g) est cohérente avec l’effet diurétique traditionnel ; un essai humain pilote (Clare et al. 2009, n=17) confirme l’augmentation des mictions après extrait de feuille — mais sans lien établi explicitement avec le potassium. (Essai humain pilote, niveau faible)
- Absorption du fer : synergie Fe + vitamine C théoriquement favorable, non testée spécifiquement pour le pissenlit. (Hypothèse nutritionnelle)
- Métabolisme glucidique : l’inuline de la racine ralentit l’absorption des glucides ; des études sur extraits montrent une inhibition de l’α-glucosidase (préclinique, revue Foods 2022).
Sécurité nutritionnelle
Feuilles bien tolérées en alimentation courante. L’amertume concentrée dans la feuille mature peut être réduite par blanchiment. Teneur élevée en vitamine K : contre-indication relative chez les patients sous AVK (surveiller l’INR). Pas de données de toxicité aux doses alimentaires.
À retenir pour la pratique : le pissenlit est un légume-feuille sauvage nutritionnellement exceptionnel, particulièrement en vitamines K (651 % des AJR/100 g), en caroténoïdes pour la vision (lutéine+zéaxanthine : 13 600 µg), et en fer. La racine apporte de l’inuline prébiotique de haute fermentescibilité. À intégrer en alimentation vivante, en salade printanière (jeunes feuilles moins amères) ou blanchi. Surveillance impérative chez les patients sous AVK.
🥗 Phytonutrition
Vitamine C · Vitamine E · Vitamine K · Folates (B9) · β-carotène · Magnésium · Potassium · Calcium · Fer · Zinc · Lutéine & zéaxanthine · ALA (oméga-3) · Sélénium · FOS
🧪 Phytochimie
Quercétine · Rutine · Acide chlorogénique · Lactones sesquiterpéniques · Phytostérols · Polysaccharides immunomodulateurs
🔬 Études pharmacologiques (traductions fidèles, sans interprétation)
Principe : je ne « résume » pas (un résumé peut cacher une interprétation). Je traduis intégralement et fidèlement le texte des auteurs. Le texte original est conservé sous chaque traduction (bloc dépliable) pour que tu puisses vérifier.
⚠️ Accès : pour ces 4 études, l’éditeur ne diffuse pas le texte intégral en libre accès. Ce qui suit est donc la traduction complète de l’abstract officiel (rédigé par les auteurs). Pour l’article entier (méthodes, tableaux, discussion), voir « À faire » : on privilégiera alors des études en accès libre, traduisibles en intégralité.
Conduite à tenir (règle fixée) : • étude payante → traduction du résumé (abstract) seul ; • étude en accès libre → traduction du texte intégral.
📖 En accès libre — texte intégral traduit
- Revue — Le pissenlit et la santé du foie (Pharmaceuticals 2025) — revue de synthèse : hépatoprotection, taraxastérol, mécanismes Nrf2/HO-1 & NF-κB, modèles de lésion (paracétamol, CCl₄, éthanol…), stéatose métabolique, cancer du foie. Revue entière traduite.
- Revue — Oncothérapie, composés bioactifs du pissenlit (Med Pharm Reports 2025) — revue de synthèse : activité anticancéreuse (sein, foie, ovaire, col, gastrique, leucémie), composés (taraxastérol, acides taraxinique/chlorogénique/chicorique, β-sitostérol), voies apoptose/PI3K-Akt/JNK/ERK. Revue entière traduite.
- Neuroprotection — Taraxacum officinale (Nutrients 2018) — étude in vitro (cellules neuronales) : l’extrait éthanolique réduit le stress oxydatif induit par le glutamate via la voie Nrf2/HO-1. Article entier traduit.
- Revue — Pissenlit, leucémie et lymphome (Front Plant Sci 2025) — mini-revue : cancers hématologiques (leucémies, lymphomes), apoptose (caspases, Bax/Bcl-2), inhibition PI3K/AKT-STAT3, synergie chimiothérapie + interactions à surveiller (inhibiteurs de tyrosine kinase). Revue entière traduite.
- Revue — Pissenlit et syndrome métabolique (Foods 2022) — revue de synthèse : diabète de type 2 (α-glucosidase/amylase, AGE, insuline, AMPK), profil lipidique et obésité (lipase pancréatique, orlistat), pression artérielle, coagulation (anti-agrégation plaquettaire) ; acide chicorique, inuline. Revue entière traduite.
- Revue — Composés bioactifs du pissenlit, extraction (Foods 2026) — revue de synthèse : phytochimie détaillée par partie (racines/feuilles/fleurs), techniques d’extraction (Soxhlet, CO₂ supercritique, ultrasons, micro-ondes, PEF, plasma froid), applications alimentaires/biomédicales, inuline prébiotique. Revue entière traduite.
- Revue — Substances actives du pissenlit et de la bardane, Sibérie (IJMS 2024) — étude comparative pissenlit/bardane (racines) : activité antioxydante (ABTS), antimicrobienne, vitamines B/C (B6 dominante), flavonoïdes (rutine, quercétine), paramètres d’extraction. Article entier traduit.
- 📑 Voir l’_INDEX études pissenlit (accès libre) — 55 études santé recensées (6 revues de synthèse + 1 étude traduites, 48 à venir).
🔒 Payantes — résumé (abstract) traduit
1. Effet diurétique chez l’humain — Clare et al., 2009
Référence : J Altern Complement Med. 2009;15(8):929-934. — PMID 19678785 · DOI 10.1089/acm.2008.0152 Type : essai pilote humain (n = 17), sans placebo, sur une journée · Propriété → Diurétique
Traduction intégrale de l’abstract (texte des auteurs) :
Contexte. Taraxacum officinale (L.) Weber (Astéracées) a été largement employé comme diurétique dans la médecine traditionnelle populaire et en phytothérapie moderne en Europe, en Asie et dans les Amériques, sans validation préalable par essai clinique. Objectifs. Dans cette étude pilote, un extrait hydroéthanolique de haute qualité de feuille fraîche de la plante médicinale T. officinale (pissenlit) a été ingéré par des volontaires afin de rechercher s’il en résulterait une augmentation de la fréquence et du volume urinaires. Méthode. Le volume de la production urinaire et l’apport en liquide ont été enregistrés par les sujets. Les valeurs de référence de la fréquence urinaire et du ratio d’excrétion (volume d’urine : apport en liquide) ont été établies 2 jours avant l’administration du pissenlit (8 mL, 3 fois par jour) et suivies tout au long d’une période d’administration d’un jour et durant les 24 h suivant l’arrêt. Résultats. Pour l’ensemble de la population (n = 17), il y a eu une augmentation significative (p < 0,05) de la fréquence des mictions durant la période de 5 h suivant la première dose. Il y a eu également une augmentation significative (p < 0,001) du ratio d’excrétion durant la période de 5 h suivant la deuxième dose d’extrait. La troisième dose n’a modifié aucun des paramètres mesurés. Conclusions. Sur la base de ces premières données humaines, l’extrait éthanolique de T. officinale se montre prometteur comme diurétique chez l’humain. Des études supplémentaires sont nécessaires pour établir la valeur de cette plante dans l’induction de la diurèse chez les sujets humains.
Texte original (anglais) — pour vérification
BACKGROUND: Taraxacum officinale (L.) Weber (Asteraceae) has been extensively employed as a diuretic in traditional folk medicine and in modern phytotherapy in Europe, Asia, and the Americas without prior clinical trial substantiation. OBJECTIVES: In this pilot study, a high-quality fresh leaf hydroethanolic extract of the medicinal plant T. officinale (dandelion) was ingested by volunteers to investigate whether an increased urinary frequency and volume would result. DESIGN: Volume of urinary output and fluid intake were recorded by subjects. Baseline values for urinary frequency and excretion ratio (urination volume:fluid intake) were established 2 days prior to dandelion dosing (8 mL TID) and monitored throughout a 1-day dosing period and 24 hours postdosing. RESULTS: For the entire population (n = 17) there was a significant (p < 0.05) increase in the frequency of urination in the 5-hour period after the first dose. There was also a significant (p < 0.001) increase in the excretion ratio in the 5-hour period after the second dose of extract. The third dose failed to change any of the measured parameters. CONCLUSIONS: Based on these first human data, T. officinale ethanolic extract shows promise as a diuretic in humans. Further studies are needed to establish the value of this herb for induction of diuresis in human subjects.
2. Protection du foie — Hfaiedh et al., 2016 (rat)
Référence : Environ Toxicol. 2016;31(3):339-349. — PMID 25270677 · DOI 10.1002/tox.22048 Type : étude préclinique (rats Wistar) · Propriété → Foie & vésicule
Traduction intégrale de l’abstract (texte des auteurs) :
Taraxacum officinale (L.) Weber, communément appelé pissenlit, a été largement utilisé comme médecine populaire pour le traitement des troubles du foie et des reins et de certaines maladies féminines telles que les cancers du sein et de l’utérus. L’objectif principal de la présente étude était d’évaluer l’efficacité de l’extrait de feuille de T. officinale (TOE) dans le traitement des dangers du dichromate de sodium ; il s’agit d’un polluant environnemental majeur, connu pour ses larges manifestations toxiques, qui a induit des lésions hépatiques. Le TOE, à une dose de 500 mg/kg de poids corporel, a été administré par voie orale une fois par jour pendant 30 jours consécutifs, puis 10 mg/kg de poids corporel de dichromate de sodium ont été injectés (par voie intrapéritonéale) pendant 10 jours. Nos résultats obtenus chez des rats Wistar ont montré que le dichromate de sodium augmentait significativement les paramètres biochimiques sériques. Dans le foie, il s’est avéré induire un stress oxydatif, mis en évidence par une augmentation de la peroxydation lipidique et des modifications des activités antioxydantes. De plus, l’observation histopathologique a révélé que le dichromate de sodium provoque des lésions hépatiques aiguës, une nécrose des hépatocytes ainsi qu’une fragmentation de l’ADN. Fait intéressant, les animaux prétraités avec le TOE, avant l’administration de dichromate de sodium, ont montré une hépatoprotection significative, révélée par une réduction significative des dommages oxydatifs induits par le dichromate de sodium pour tous les marqueurs testés. Ces résultats confirment fortement que le TOE était efficace dans la protection contre l’hépatotoxicité et la génotoxicité induites par le dichromate de sodium et suggèrent donc une utilisation thérapeutique potentielle de cette plante comme médecine alternative pour les patients atteints de maladies hépatiques aiguës.
Texte original (anglais) — pour vérification
Taraxacum officinale (L.) Weber, commonly known as Dandelion, has been widely used as a folkloric medicine for the treatment of liver and kidney disorders and some women diseases such as breast and uterus cancers. The main objective of the present study was to assess the efficiency of T. officinale leaf extract (TOE) in treating sodium dichromate hazards; it is a major environmental pollutant known for its wide toxic manifestations witch induced liver injury. TOE at a dose of 500 mg/kg b.w was orally administered once per day for 30 days consecutively, followed by 10 mg/kg b.w sodium dichromate was injected (intraperitoneal) for 10 days. Our results using Wistar rats showed that sodium dichromate significantly increased serum biochemical parameters. In the liver, it was found to induce an oxidative stress, evidenced from increase in lipid peroxidation and changes in antioxidative activities. In addition, histopathological observation revealed that sodium dichromate causes acute liver damage, necrosis of hepatocytes, as well as DNA fragmentation. Interestingly, animals that were pretreated with TOE, prior to sodium dichromate administration, showed a significant hepatoprotection, revealed by a significant reduction of sodium dichromate-induced oxidative damage for all tested markers. These finding powerfully supports that TOE was effective in the protection against sodium dichromate-induced hepatotoxicity and genotoxicity and, therefore, suggest a potential therapeutic use of this plant as an alternative medicine for patients with acute liver diseases.
3. Anti-inflammatoire & antioxydant — Jeon et al., 2008 (in vitro / souris)
Référence : J Ethnopharmacol. 2008;115(1):82-88. — PMID 17949929 · DOI 10.1016/j.jep.2007.09.006 Type : préclinique (in vitro + souris) · Propriétés → Digestion (anti-inflammatoire)
Traduction intégrale de l’abstract (texte des auteurs) :
Taraxacum officinale a été largement utilisé comme médecine populaire pour le traitement de diverses maladies. La plante séchée a été extraite à l’éthanol à 70 % pour produire son extrait éthanolique (TEE). Pour certaines expériences, des fractions d’acétate d’éthyle (EA), de n-butanol (BuOH) et aqueuse (Aq) ont été préparées successivement à partir du TEE. Le TEE a montré une activité de piégeage dans le test au 1,1-diphényl-2-picrylhydrazyle (DPPH), un effet de diminution du niveau intracellulaire d’espèces réactives de l’oxygène (ROS), et une activité anti-angiogénique dans le test de la membrane chorio-allantoïdienne de poulet (CAM). Dans le modèle de poche d’air induite par le carraghénane, le TEE a inhibé la production d’exsudat et a diminué significativement les niveaux de monoxyde d’azote (NO) et de leucocytes dans l’exsudat. Il a également exercé un effet inhibiteur sur la perméabilité vasculaire induite par l’acide acétique et a provoqué une inhibition dose-dépendante des contorsions abdominales induites par l’acide acétique chez la souris. Les effets suppresseurs du TEE sur la production de NO et l’expression de la NO synthase inductible (iNOS) et de la cyclooxygénase-2 (COX-2) dans des macrophages stimulés par le lipopolysaccharide (LPS) ont également été évalués. Parmi les fractions, la fraction n-butanol (BuOH) a été identifiée comme la plus efficace dans le test CAM. Globalement, Taraxacum officinale possède des activités anti-angiogénique, anti-inflammatoire et anti-nociceptive par son inhibition de la production de NO et de l’expression de la COX-2 et/ou son activité antioxydante.
Texte original (anglais) — pour vérification
Taraxacum officinale has been widely used as a folkloric medicine for the treatment of diverse diseases. The dried plant was extracted with 70% ethanol to generate its ethanol extract (TEE). For some experiments, ethyl acetate (EA), n-butanol (BuOH) and aqueous (Aq) fractions were prepared in succession from TEE. TEE showed a scavenging activity in the 1,1-diphenyl-2-picrylhydrazyl (DPPH) assay, a diminishing effect on intracellular reactive oxygen species (ROS) level, and an anti-angiogenic activity in the chicken chorioallantoic (CAM) assay. In the carrageenan-induced air pouch model, TEE inhibited production of exudate, and significantly diminished nitric oxide (NO) and leukocyte levels in the exudate. It also possessed an inhibitory effect on acetic acid-induced vascular permeability and caused a dose-dependent inhibition on acetic acid-induced abdominal writhing in mice. Suppressive effects of TEE on the production of NO and expression of inducible nitric oxide synthase (iNOS) and cyclooxygenase-2 (COX-2) in lipopolysaccharide (LPS)-stimulated macrophages were also assessed. Among the fractions, the n-butanol fraction (BuOH) was identified to be most effective in the CAM assay. Collectively, Taraxacum officinale contains anti-angiogenic, anti-inflammatory and anti-nociceptive activities through its inhibition of NO production and COX-2 expression and/or its antioxidative activity.
4. Effet prébiotique (inuline) — Kassim et al., 2014 (in vitro)
Référence : Int J Food Sci Nutr. 2014;65(8):977-980. — PMID 25088723 · DOI 10.3109/09637486.2014.945155 Type : in vitro (culture) · Propriété → Digestion
Traduction intégrale de l’abstract (texte des auteurs) :
Les légumes-feuilles traditionnels, en plus d’être un aliment de base dans le régime alimentaire de la majeure partie de l’Afrique subsaharienne, constituent une part essentielle de la médecine traditionnelle et sont utilisés quotidiennement par les guérisseurs traditionnels de la région pour traiter une grande variété de maux. Dans cette étude, une technique de culture en batch a été utilisée pour rechercher si 25 infusions issues de 22 légumes-feuilles traditionnels stimulaient la croissance de Lactobacillus bulgaricus, Lactobacillus lactis, Lactobacillus reuteri et Bifidobacterium longum en culture pure. La chromatographie liquide à haute performance a été utilisée pour déterminer la teneur en inuline des infusions. Sonchus oleraceus a stimulé les quatre souches et Taraxacum officinale en a stimulé trois. Au total, 18 plantes ont stimulé au moins une des quatre souches probiotiques. La teneur en inuline des infusions variait entre 2,5 % et 3,6 %, Asparagus sprengeri contenant le pourcentage le plus élevé. Ces résultats indiquent que les légumes-feuilles traditionnels stimulent bien la croissance des lactobacilles et bifidobactéries sélectionnés en culture pure et contiennent de l’inuline. Ces infusions peuvent désormais être testées pour leur potentiel prébiotique à l’aide de systèmes de culture mixte ou d’hôtes humains.
Texte original (anglais) — pour vérification
Traditional leafy vegetables, apart from being a staple in the diet of most of sub-Saharan Africa, are an essential part of traditional medicine and are used daily by traditional healers in the region to treat a wide variety of ailments. In this study, a batch culture technique was used to investigate whether 25 infusions from 22 traditional leafy vegetables stimulated the growth of Lactobacillus bulgaricus, Lactobacillus lactis, Lactobacillus reuteri and Bifidobacterium longum in pure culture. High performance liquid chromatography was used to determine the inulin content of the infusions. Sonchus oleraceus stimulated all four strains and Taraxacum officinale stimulated three strains. In total, 18 plants stimulated at least one of the four probiotic strains. The inulin content of the infusions varied between 2.5% and 3.6%, with Asparagus sprengeri containing the highest percentage. These results indicate that traditional leafy vegetables do stimulate the growth of the selected lactobacilli and bifidobacteria in pure culture and contain inulin. These infusions can now be tested for prebiotic potential using mixed culture systems or human hosts.
✅ À vérifier / à faire
- Compléter « Ce qu’on en pratique » (tes notes, tes dosages, ton expérience)
- Ajouter d’autres axes sourcés (hypoglycémiant, anticancer in vitro, cholérétique)
- Relier les revues PDF correspondantes du NAS
🔖 Méta
Nom accepté : Taraxacum officinale (F.H.Wigg.) · Astéracées Statut : page pilote · Mise à jour : 2026-07-03